Sylvie Verdière
Psychologue Clinicienne Psychothérapeute à Bois-Guillaume
Sylvie Verdière
Psychologue Clinicienne Psychothérapeute à Bois-Guillaume

Communication et Influence: dans quelles conditions certaines attitudes sont-elles prédictives des comportements?

Par Sylvie Verdière

Psychologue Clinicienne à Bois-Guillaume

 

Une question qui relève des théories de l'action raisonnée et du comportement planifié

Les théories de l'action planifiée et du comportement planifié renvoient au paradigme du concept d'attitude, et plus précisément de la relation attitude/comportement

Les premières conceptions reposaient sur l'hypothèse que la compréhension de l'attitude de quelqu'un était suffisante pour prédire son comportement. L'attitude était  alors considérée comme un précurseur du comportement. Après plusieurs travaux qui ont fait douter de cette affirmation (par exemple, les attitudes pouvaient être la conséquence directe du comportement et non un élément déclenchant), le concept d'attitude a été un peu mis à l'écart. Puis, on a vu réapparaître pour lui un regain d'intérêt avec une nouvelle question: "dans quelles conditions certaines attitudes sont-elles prédictives de comportements?"

La théorie de l'action raisonnée

Selon cette théorie de Fishbein et Ajzen, "l'intention qu'une personne a d'effectuer une action dépend à la fois de son attitude vis-à-vis de cette action et de ce qu'elle croit que les autres attendent d'elle dans cette situation" (perception de la norme sociale qui varie selon les individus, les groupes, le contexte..., et donc de l'environnement social). La norme personnelle dépend en effet de la norme sociale, pondérée par la motivation de l'individu à suivre la norme sociale. Il s'agit par conséquent d'un modèles à deux composantes: attitude + norme subjective) qui se combinent pour déterminer l'intention comportementale du sujet, qui, à son tour, détermine le comportement.

D'après Fishbein, il ne faut pas confondre l'attitude vis-à-vis d'un objet et l'attitude vis-à-vis d'un comportement à l'égard de cet objet: en effet, il n'est pas sûr que l'attitude d'un sujet à l'égard d'un objet soit toujours la même que celle qu'il adopte à l'égard du comportement concernant cet objet! Exemple: je peux avoir une attitude négative à l'égard des ordinateurs ou tablettes ou smartphones... parce que j'ai horreur de ces "engins" électroniques auxquels je ne comprends rien, et en même temps, avoir une attitude positive à l'égard de l'acte d'acheter un des ces appareils parce qu'aujourd'hui, tout le monde en a un, cela peut être utile pour les enfants , et que je n'ai pas envie de passer pour un(e) imbécile vis-à-vis de mon entourage!)

Par ailleurs, il semblerait que cette théorie soit moins valable dans les cas où les comportements prédits ne sont pas totalement sous le contrôle de l'individu.

La théorie du comportement planifié

Ainsi, Ajzen a ajouté une troisième composante, ou variable: la perception du degré de contrôle du comportement: la théorie de l'action raisonnée devient la théorie du comportement planifié qui permet de rendre compte des obstacles gênant ou empêchant le déroulement de l'action: ainsi, par exemple, si je touche le RSA et que l'appareil électronique coûte une fortune, même avec la meilleure volonté/motivation du monde, je ne pourrai pas l'acheter.

Conclusion

Ce modèle a été l'objet de débats et controverses. Ainsi, l'expérience de Bentler a montré que les comportements passés des étudiants d'un collège à l'égard de la consommation de drogue et/ou d'alcool permettaient de prédire les comportements avec plus de sûreté que la mesure de l'intention comportementale.

Sylvie Verdière

Psychologue Clinicienne

Bois-Guillaume


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